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Easiware CRM : la solution ultime pour révolutionner votre relation client ?

Easiware n’est pas un CRM commercial classique : il vise surtout les équipes de service client qui gèrent des demandes sur plusieurs canaux. Centralisation, routage, historique et indicateurs peuvent faire gagner du temps, à condition de cadrer les processus avant de signer.

Poste de travail de service client avec tableau de suivi des demandes
Poste de travail de service client avec tableau de suivi des demandes

Quand les messages arrivent à la fois par e-mail, formulaire, chat, réseaux sociaux, avis en ligne et téléphone, le problème n’est pas seulement de répondre vite. Il faut savoir qui a répondu, sur quel sujet, dans quel délai et avec quel historique. C’est sur ce terrain qu’Easiware se positionne : une plateforme française de relation client destinée principalement aux marques ayant des flux B2C et plusieurs points de contact.

Le terme « CRM » peut prêter à confusion. Easiware est avant tout un outil de gestion de la relation client et du support : il rassemble les conversations, crée des dossiers ou tickets, répartit les demandes et aide à mesurer la qualité de traitement. Il ne remplace pas automatiquement un CRM commercial conçu pour suivre des prospects, devis, opportunités et prévisions de vente.

Ce qu’Easiware peut centraliser au quotidien

Le cœur de l’outil est une boîte de réception unifiée. Chaque interaction est rattachée à une fiche client ou à un dossier lorsque les données disponibles le permettent. Un conseiller peut ainsi retrouver un e-mail précédent, une réclamation issue d’un formulaire ou une réponse publique déjà apportée, sans passer d’un outil à l’autre.

Les équipes peuvent classer les demandes avec des motifs et sous-motifs : suivi de livraison, retour, erreur de facturation, demande produit, réclamation ou demande de remboursement, par exemple. Cette taxonomie a une double utilité : aiguiller la demande vers le bon service et identifier les irritants qui reviennent le plus souvent.

Selon la configuration retenue et les connecteurs disponibles, Easiware peut agréger les canaux numériques de la marque, gérer les avis et faire remonter certaines informations d’outils e-commerce, logistiques ou métier. Il faut toutefois vérifier chaque connecteur dans une démonstration : la présence d’une API ne garantit ni une synchronisation complète, ni une mise en œuvre sans développement.

Exemples de flux à structurer dans une plateforme de relation client
FluxTraitement utileDonnée à suivrePoint de vigilance
E-mail SAVTicket, priorisation, réponse typeDélai de première réponseDoublons entre boîtes
Formulaire webCréation et qualification automatiqueMotif, commande, produitChamps trop nombreux
Réseaux sociauxAffectation et modérationMessage privé ou publicNe pas répondre publiquement aux données privées
Avis en ligneRéponse, escalade, analyse des thèmesNote, sujet, délaiNe pas automatiser une réponse sensible
Chat ou messagerieRoutage vers un conseiller ou une FAQTaux de transfertPromesse de disponibilité réaliste
Réclamation complexeDossier, pièces jointes, validationStatut, responsable, échéanceCircuit d’escalade clair

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Fonctions à tester pendant la démonstration

Une présentation commerciale montre souvent un parcours idéal. Demandez plutôt au fournisseur de rejouer trois cas réels : un colis perdu, une demande de retour hors délai et un client qui écrit sur deux canaux différents. Vous verrez immédiatement si les doublons sont gérés, si le dossier est facile à retrouver et si le conseiller conserve le contexte.

Les fonctions les plus utiles sont généralement le routage par compétence ou priorité, les modèles de réponse personnalisables, les règles d’alerte, les champs métiers, les droits d’accès par équipe et les tableaux de bord. Une base de connaissances ou des réponses suggérées peuvent réduire les demandes simples, mais seulement si les articles sont à jour et validés par les opérationnels.

Regardez aussi la recherche dans l’historique, la gestion des pièces jointes, l’export des données et le journal des modifications. Ces détails paraissent secondaires lors de l’achat ; ils déterminent pourtant la vitesse de traitement après plusieurs mois d’utilisation.

Easiware ou CRM commercial : deux usages qui ne se recouvrent pas totalement

Plateforme relation client comme Easiware

Pour traiter les demandes entrantes et la satisfaction

Points forts
Vue unifiée des conversations clientsRoutage, priorités et engagements de serviceSuivi des réclamations et motifs de contactAdaptée aux équipes SAV, social care et qualité
Limites
Pilotage commercial moins centralNécessite des processus de support formalisésPeut s’ajouter à un CRM déjà en place

CRM commercial classique

Pour prospecter, vendre et suivre le pipeline

Points forts
Gestion des prospects et opportunitésSuivi des devis et prévisions de venteAutomatisations orientées commerceVision des actions des commerciaux
Limites
Boîte omnicanale parfois plus limitéeMoins adapté aux réclamations complexesPeut nécessiter un outil de support complémentaire

Pour quelles entreprises Easiware est-il pertinent ?

La solution prend tout son sens lorsque plusieurs personnes répondent aux clients et que les demandes passent par au moins trois canaux. C’est notamment le cas des e-commerçants établis, des enseignes avec réseau de points de vente, des services de mobilité, des marques de cosmétique, de loisirs ou d’équipement, et plus largement des entreprises qui reçoivent beaucoup de demandes répétitives ou sensibles.

Une petite structure qui traite quelques dizaines d’e-mails par mois n’a pas forcément intérêt à déployer une plateforme dédiée. Une adresse de support partagée, des libellés cohérents, une règle d’attribution et cinq à dix réponses types peuvent suffire. L’investissement devient pertinent quand les oublis, doubles réponses, retards ou difficultés à produire des indicateurs coûtent davantage que l’outil.

Avant tout engagement, interrogez les futurs utilisateurs. Si les conseillers doivent recopier les informations de commande, chercher les échanges dans trois logiciels et demander une validation à chaque geste commercial, la priorité est autant organisationnelle que technique.

Prix, durée de projet et coûts souvent oubliés

Easiware communique habituellement une offre sur devis, construite selon le nombre d’utilisateurs, les modules, les canaux, les intégrations et l’accompagnement. Il est donc plus prudent de demander un chiffrage sur un périmètre écrit que de chercher un tarif unique. Comparez le coût global sur 12 ou 36 mois, et non le seul abonnement affiché dans la proposition.

Pour une équipe de taille intermédiaire, le poste le plus sous-estimé est souvent le temps interne : choix des motifs, nettoyage des données, préparation des modèles de réponse, recette des flux et formation. Les estimations ci-dessous sont des repères de projet observés sur le marché des outils de support ; elles ne constituent pas une grille tarifaire Easiware.

Repères réalistes pour cadrer un premier déploiement

4 à 8 sem.

pour un périmètre simple, sans intégration complexe

10 à 20

motifs de contact suffisent souvent au démarrage

3 à 5

canaux à ouvrir lors de la première phase

1 à 3 mois

pour juger les indicateurs après le lancement

Budget à regarder au-delà de la licence
PosteOrdre de grandeurÀ demander au devisRisque si oublié
AbonnementSur devisUtilisateurs, canaux, modulesDépassement de périmètre
ParamétrageQuelques jours à plusieurs semainesAteliers, règles, tableaux de bordOutil livré mais peu adopté
IntégrationsDe simple à sur mesureAPI, maintenance, limites de donnéesSynchronisation incomplète
Reprise de donnéesVariable selon l’historiqueFormats, dédoublonnage, testsFiches clients inutilisables
Formation1 à plusieurs sessionsAdmins et conseillers séparésRègles contournées dès le départ
Pilotage interneTemps d’équipe à prévoirRéférent métier et référent techniqueDécisions trop lentes

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Déployer Easiware sans désorganiser le service client

Évitez d’ouvrir tous les canaux et toutes les automatisations le même jour. Commencez par le flux qui provoque le plus de pertes de temps, souvent l’e-mail ou le formulaire de contact. Une phase pilote permet de corriger les règles de routage avant d’exposer toute l’équipe à un nouvel environnement.

Désignez un responsable métier, qui tranche les règles de traitement, et un interlocuteur technique, qui contrôle les données et les intégrations. Sans ces deux rôles, les décisions s’accumulent et l’outil se remplit de champs, statuts et automatisations que personne ne maîtrise.

Méthode de mise en place en six étapes

  1. Mesurer le point de départ

    Relevez pendant deux semaines les volumes par canal, les motifs, les heures d’arrivée, le délai de première réponse et les cas transférés. Gardez un échantillon anonymisé de conversations difficiles pour la recette.

  2. Définir un périmètre pilote

    Choisissez un ou deux canaux, une équipe et un objectif précis, par exemple réduire les demandes e-mail non attribuées. Limitez les motifs à ceux qui déclenchent réellement une action différente.

  3. Dessiner les parcours

    Pour chaque motif, indiquez le propriétaire, le délai visé, les informations nécessaires, les cas d’escalade et la réponse de clôture. Préparez des modèles, mais laissez au conseiller une marge de personnalisation.

  4. Connecter et tester les données

    Testez les droits d’accès, la création de dossiers, la recherche client, les pièces jointes et les remontées éventuelles de commande. Vérifiez les échecs de synchronisation sur des cas concrets avant l’ouverture.

  5. Former sur des situations réelles

    Faites traiter aux conseillers des demandes issues de votre activité. Une formation d’une heure sur les boutons ne remplace pas une séance où l’on apprend à qualifier, réaffecter et clôturer correctement.

  6. Ajuster après le lancement

    Chaque semaine pendant le premier mois, examinez les tickets mal classés, les retards, les motifs inutilisés et les réponses types peu employées. Corrigez d’abord les règles simples avant d’ajouter des automatisations.

Les indicateurs qui montrent une amélioration réelle

Un tableau de bord n’est utile que s’il déclenche une décision. Suivez d’abord le volume entrant par canal et par motif, le délai de première réponse, le délai de résolution, le nombre de demandes en retard et la part de dossiers réouverts. Ces indicateurs révèlent un manque de ressources, un processus bloqué ou une information produit insuffisante.

Ajoutez ensuite un indicateur de satisfaction si votre volume permet de recueillir des réponses exploitables. Il ne doit pas être lu isolément : une note stable peut masquer une hausse des délais si seuls les clients satisfaits répondent. Croisez toujours la satisfaction avec les motifs de contact et les délais.

Le meilleur usage des données consiste à prévenir les demandes. Si les questions « où est ma commande ? » explosent, le chantier peut être l’information de suivi, pas la vitesse de rédaction des réponses. Si les retours concernent une même taille ou référence, c’est la fiche produit qu’il faut améliorer.

RGPD, sécurité et points à contrôler avant signature

Une plateforme de relation client traite des coordonnées, des historiques d’échange, parfois des numéros de commande et des pièces jointes. Au regard du RGPD, votre entreprise reste responsable du traitement ; le prestataire agit généralement comme sous-traitant pour les données qu’il héberge ou manipule pour votre compte. Demandez l’accord de traitement des données, les mesures de sécurité, les sous-traitants ultérieurs, les lieux d’hébergement et la procédure de restitution ou suppression en fin de contrat.

Appliquez la minimisation des données : n’imposez pas de champ qui n’est pas nécessaire au traitement. Évitez de faire circuler par e-mail ou ticket des données bancaires, des documents d’identité ou des informations de santé. Définissez aussi une durée de conservation compatible avec vos obligations et vos besoins, avec l’appui de votre référent RGPD ou de votre conseil si nécessaire.

Enfin, contrôlez les rôles : un conseiller n’a pas toujours besoin d’accéder à l’ensemble des données client, ni un prestataire externe aux mêmes droits qu’un administrateur. L’authentification renforcée, la traçabilité des actions et une revue régulière des comptes inactifs sont des mesures simples, mais essentielles.

Checklist avant de choisir Easiware

  • Nous avons le volume de demandes par canal sur au moins deux semaines.
  • Nous savons si le besoin principal est le SAV, les réclamations, les avis ou le CRM commercial.
  • Nous avons défini 10 à 20 motifs de contact compréhensibles par toute l’équipe.
  • Le fournisseur a démontré nos trois cas clients les plus complexes.
  • Les connecteurs nécessaires et leurs limites sont écrits dans le périmètre.
  • Le devis sépare licence, paramétrage, intégrations, formation et maintenance.
  • Les règles RGPD, les droits d’accès et la sortie des données ont été vérifiés.
  • Un pilote, un responsable métier et des indicateurs de succès sont prévus.

Verdict : une solution utile, pas une solution « ultime »

Easiware peut être un choix solide pour une organisation qui veut professionnaliser son service client omnicanal, répartir les demandes proprement et transformer les échanges en données actionnables. Son bénéfice ne vient pas d’un effet spectaculaire le premier jour, mais d’une baisse progressive des demandes oubliées, des recherches manuelles et des réponses incohérentes.

En revanche, l’outil ne mérite pas d’être déployé pour « faire comme les grandes marques ». Si votre besoin se limite à suivre des prospects, choisissez d’abord un CRM commercial. Si votre volume de support reste faible, simplifiez vos pratiques existantes. La bonne solution est celle dont les équipes utilisent les règles chaque jour, pas celle qui affiche le plus grand nombre de fonctionnalités.

Questions fréquentes

Easiware est-il un CRM commercial comme les autres ?

Pas exactement. Easiware est principalement conçu pour gérer les interactions de service client sur plusieurs canaux, les dossiers, les réclamations et les indicateurs de traitement. Pour un pipeline de vente complet avec prospects, opportunités, devis et prévisions, un CRM commercial dédié reste souvent nécessaire.

Combien de temps faut-il pour mettre en place Easiware ?

Un périmètre simple peut être préparé en quatre à huit semaines si les règles de traitement sont déjà claires. Une intégration e-commerce, logistique ou métier, une reprise d’historique importante et de nombreux canaux peuvent allonger le projet. Prévoyez une phase pilote avant le déploiement général.

Quel est le prix d’Easiware CRM ?

Le prix est généralement établi sur devis, car il dépend du nombre d’utilisateurs, des modules, des canaux connectés et de l’accompagnement. Au-delà de la licence, intégrez le paramétrage, les connecteurs, la formation et le temps des équipes dans votre budget total.

Peut-on connecter Easiware à un site e-commerce ou à un logiciel métier ?

Des connexions peuvent être réalisées via les intégrations disponibles ou une API, selon les outils concernés et le niveau de données attendu. Demandez une démonstration avec vos propres cas : récupération d’une commande, mise à jour d’un statut et gestion des doublons. Vérifiez aussi qui maintiendra l’intégration après le lancement.

Easiware convient-il à une petite entreprise ?

Oui, si elle reçoit déjà beaucoup de demandes sur plusieurs canaux ou si plusieurs personnes répondent aux clients. En revanche, une très petite équipe avec un faible volume d’e-mails peut obtenir de bons résultats avec une boîte partagée, des règles simples et des modèles de réponse. L’outil doit résoudre un coût opérationnel réel.

Faut-il obtenir le consentement du client pour utiliser une plateforme de service client ?

Le consentement n’est pas automatiquement la seule base légale pour traiter une demande client : le contexte peut relever de l’exécution d’un contrat ou de l’intérêt légitime, selon le traitement. En revanche, l’entreprise doit informer les personnes, limiter les données collectées, protéger les accès et encadrer le prestataire par un accord de sous-traitance conforme au RGPD.

Cet article est publié par La rédaction de Mamabea à titre d’information générale. Il ne remplace ni un diagnostic, ni un devis, ni l’avis d’un professionnel qualifié. Prix, réglementations et disponibilités évoluent : vérifiez-les avant toute décision. Notre charte éditoriale.