Les surlunettes de soleil : un accessoire aux multiples bienfaits
Quand on porte des lunettes de vue, passer au soleil ne devrait pas imposer une seconde paire coûteuse. Les surlunettes ajoutent une protection UV et limitent l’éblouissement en quelques secondes, à condition de choisir la bonne catégorie, la bonne taille et un modèle compatible avec la conduite.

Une solution solaire pensée pour les lunettes de vue
Une surlunette est une monture solaire assez large pour recouvrir vos lunettes de vue. Vous gardez ainsi votre correction, y compris avec des verres progressifs, tout en ajoutant un filtre solaire amovible. Elle se pose et s’enlève rapidement à l’entrée d’un magasin, dans un tunnel ou lorsque la luminosité baisse.
Son principal intérêt est économique et pratique. Pour un usage occasionnel, elle évite d’acheter une deuxième paire avec verres correcteurs solaires. Les formes enveloppantes couvrent aussi davantage les côtés des yeux qu’une petite monture solaire classique, ce qui est appréciable au vélo, en promenade ou sur une route très lumineuse.
Protection UV et catégories de verres : les repères utiles
La catégorie indique la quantité de lumière visible transmise par le verre, et non sa qualité optique à elle seule. Pour une surlunette destinée aux sorties estivales et à la conduite de jour, la catégorie 3 est le choix le plus polyvalent. Une catégorie 2 convient à une luminosité moyenne, mais peut manquer de confort en plein été, sur une chaussée claire ou près de l’eau.
Recherchez le marquage CE, la référence à la norme EN ISO 12312-1 et une mention de protection UV, souvent « UV400 ». Cette dernière signifie que le filtre bloque les ultraviolets jusqu’à 400 nm, couvrant les UVA et UVB. Une teinte très sombre sans filtration UV fiable est à éviter : la pupille se dilate dans l’ombre du verre et l’œil peut recevoir davantage d’UV.
Les chiffres à mémoriser
UV400
filtration jusqu’à 400 nm, si elle est indiquée
Catégorie 3
8 à 18 % de lumière visible transmise
Catégorie 4
3 à 8 % de lumière visible transmise
3 à 5 mm
jeu intérieur utile autour de la monture de vue
| Catégorie | Lumière transmise | Usage courant | Conduite |
|---|---|---|---|
| 0 | 80 à 100 % | Confort, ciel couvert | Oui, sans effet solaire notable |
| 1 | 43 à 80 % | Faible soleil | Oui, par beau temps léger |
| 2 | 18 à 43 % | Soleil modéré | Oui, selon la luminosité |
| 3 | 8 à 18 % | Fort soleil, été, mer | Oui, de jour |
| 4 | 3 à 8 % | Haute montagne, glacier | Non, interdite à la conduite |
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Polarisation : utile contre les reflets, mais pas obligatoire
Un verre polarisé atténue les reflets horizontaux, notamment sur une route mouillée, un pare-brise, l’eau ou la neige. Il améliore souvent le contraste et réduit la fatigue liée à l’éblouissement, ce qui en fait un bon choix pour conduire de jour ou pêcher. La polarisation n’est toutefois pas synonyme de protection UV : vérifiez les deux informations séparément.
Elle peut gêner la lecture de certains écrans LCD ou GPS, qui deviennent plus sombres selon l’inclinaison de la tête. Avant de privilégier cette option, testez si possible votre téléphone, le tableau de bord et l’écran de votre véhicule avec les verres.
Mesurer sa monture avant d’acheter
Le critère décisif n’est pas le style, mais l’espace intérieur. Une surlunette trop étroite comprime les branches, glisse sur le nez et peut rayer les verres correcteurs si elle les touche. Une surlunette trop grande laisse entrer la lumière par le haut et bouge à chaque mouvement de tête.
Les fabricants indiquent parfois une largeur et une hauteur maximales de monture compatibles. Comparez-les aux dimensions extérieures de vos lunettes de vue, branches repliées, et non aux seules dimensions gravées sur la branche. Ces chiffres gravés correspondent généralement à la taille d’un verre, du pont et des branches, pas à la largeur réelle de la face.
La vérification en quatre gestes
-
Mesurez la face de vos lunettes
Avec une règle, relevez la largeur maximale d’un bord extérieur à l’autre et la hauteur au point le plus haut. Ajoutez une petite marge : l’intérieur de la surlunette doit être environ 3 à 5 mm plus large et plus haut.
-
Contrôlez le pont et les branches
Les surlunettes ne doivent ni appuyer sur vos tempes ni reposer sur les verres correcteurs. Vérifiez que leur pont se place sans écraser celui de votre monture.
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Essayez-les en mouvement
Baissez la tête, tournez-la et souriez largement. La monture doit rester stable, sans toucher les cils ni créer de point de pression derrière les oreilles.
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Testez la vision périphérique
Regardez sur les côtés et vers le bas, particulièrement si vous conduisez. Les bords ne doivent pas déformer fortement l’image ni masquer votre champ de vision utile.
Surlunettes ou lunettes solaires correctrices : quelle option choisir ?
Deux solutions pour voir net au soleil
Surlunettes
La solution amovible et accessible
- Points forts
- Environ 12 à 70 € selon le verreUtilisables avec plusieurs corrections prochesPosées ou retirées en quelques secondesBonne couverture latérale en version enveloppante
- Limites
- Aspect double monture plus visibleCompatibilité à vérifier avant achatUn peu plus lourdes qu’une paire dédiée
Lunettes solaires correctrices
La paire dédiée pour un usage fréquent
- Points forts
- Monture plus légère et plus esthétiqueCentrage des verres adapté à votre correctionChoix plus vaste de formes et traitementsConfort supérieur au quotidien
- Limites
- Souvent 120 à 350 € ou davantageUne deuxième paire à transporterRenouvellement avec la correction si nécessaire
La surlunette est pertinente si vous sortez ponctuellement au soleil, si votre correction évolue souvent ou si vous souhaitez une solution de secours dans la voiture. Une paire solaire correctrice devient plus intéressante pour un port quotidien, un visage sensible au poids des montures ou une exigence esthétique élevée.
Le clip solaire aimanté ou à clipser est une troisième voie lorsqu’il est conçu pour votre monture précise. Il est plus discret, mais moins universel et parfois plus fragile. Les verres photochromiques sont pratiques à pied, mais la plupart foncent moins derrière un pare-brise, car celui-ci filtre une grande part des UV qui déclenchent leur réaction.
Conduite, vélo et loisirs : adapter la forme au contexte
En voiture, privilégiez une catégorie 3 avec des verres uniformes, sans défaut optique, et une monture qui ne rogne pas la vision latérale. Retirez-la au crépuscule, sous une pluie forte ou à l’entrée d’un tunnel : la baisse de luminosité peut réduire la perception des détails. Gardez un étui rigide dans la boîte à gants, mais pas les lunettes en plein soleil sur le tableau de bord.
À vélo ou en randonnée, une forme enveloppante avec retours latéraux limite les rayons arrivant de côté, le vent et les poussières. Pour les sports à mouvements rapides, recherchez un maintien ferme et une monture légère. Une surlunette ordinaire n’est pas une protection contre les chocs : pour une pratique exposée, choisissez un équipement explicitement conçu pour cet usage.
Combien coûtent de bonnes surlunettes ?
Un modèle simple conforme peut suffire pour les trajets occasionnels, à condition que les dimensions conviennent vraiment. Entre 20 et 45 €, on trouve couramment des modèles polarisés, avec une finition plus confortable. Au-delà, le supplément doit se justifier par une monture plus légère, une meilleure enveloppe, une qualité optique contrôlée ou une compatibilité précise avec votre monture.
Méfiez-vous des offres très bon marché dont la catégorie, la protection UV et le responsable de mise sur le marché ne sont pas clairement identifiés. Le prix ne mesure pas à lui seul la protection, mais une fiche produit incomplète ne permet pas de faire un choix sûr.
| Solution | Budget indicatif | Pour quel usage ? |
|---|---|---|
| Surlunette simple cat. 3 | 12 à 25 € | Dépannage et sorties ponctuelles |
| Surlunette polarisée | 20 à 45 € | Route, eau, loisirs extérieurs |
| Modèle enveloppant soigné | 35 à 70 € | Port régulier, bonne couverture |
| Clip adapté à la monture | 25 à 80 € | Solution discrète et dédiée |
| Solaire avec correction | 120 à 350 € et plus | Port quotidien au soleil |
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Les limites à connaître avant de se décider
Le principal compromis est l’encombrement. Deux montures superposées pèsent davantage sur le nez et les oreilles, peuvent retenir la chaleur et favoriser la buée lorsqu’il fait froid ou que vous passez d’un lieu frais à une terrasse chaude. Des branches fines, des plaquettes confortables et une monture qui ne serre pas réduisent ces désagréments.
L’esthétique « double monture » ne plaît pas à tout le monde, même si les modèles actuels sont souvent plus discrets qu’autrefois. Les très grosses montures de vue, les formes papillon très hautes ou les branches épaisses posent plus souvent problème. Dans ce cas, un clip dédié, des verres photochromiques ou une paire solaire correctrice peuvent être plus cohérents.
Entretien, durée de vie et contrôles de sécurité
Rincez les verres à l’eau tiède avant de les essuyer, afin d’éliminer poussières et grains de sable. Séchez-les avec une microfibre propre, sans essuie-tout ni vêtement, qui peuvent créer des micro-rayures. Un peu de savon doux convient si des traces grasses persistent, puis rincez et séchez sans frotter fort.
Rangez toujours la surlunette dans un étui et évitez l’habitacle surchauffé, qui peut déformer la monture ou fragiliser certains revêtements. Il n’existe pas de date de péremption fixe : remplacez-la si les verres deviennent opaques, profondément rayés, déformés ou si la monture ne tient plus correctement.
À vérifier avant la première sortie
- Marquage CE, catégorie de filtre et protection UV clairement indiqués
- Largeur et hauteur intérieures compatibles avec vos lunettes de vue
- Aucun contact entre la surlunette et vos verres correcteurs
- Vision périphérique nette et monture stable quand vous bougez
- Catégorie 4 écartée si vous prévoyez de conduire
- Étui rigide et chiffon microfibre prévus pour le transport
Quand demander conseil à un opticien ou à un ophtalmologiste
Un opticien peut vérifier l’ajustement sur votre monture, vous faire essayer plusieurs courbures et vous orienter vers une paire solaire correctrice si la surlunette gêne votre confort. C’est particulièrement utile avec des verres progressifs, une forte correction, une monture inhabituelle ou des besoins précis pour la conduite.
Une surlunette ne remplace pas un suivi visuel. En cas de douleur oculaire, de baisse soudaine de vision, de gêne intense à la lumière ou de maux de tête inhabituels, demandez un avis à un professionnel de santé. Les exigences de marquage et les normes européennes évoluent : conservez l’étiquette et la notice du produit.
Questions fréquentes
Peut-on porter des surlunettes avec des verres progressifs ?
Oui, puisque la correction reste celle de vos lunettes habituelles. Vérifiez surtout que la surlunette ne touche pas les verres et que ses bords ne créent pas de déformation gênante en vision périphérique. Un essai chez un opticien est utile si vous conduisez souvent.
Les surlunettes polarisées protègent-elles forcément des UV ?
Non. La polarisation réduit les reflets, notamment sur l’eau ou la chaussée, tandis que la filtration UV répond à un autre critère. Choisissez un modèle qui indique à la fois une protection UV fiable, par exemple UV400, et une catégorie adaptée.
Quelle catégorie de surlunettes choisir pour conduire ?
La catégorie 3 convient généralement à la conduite de jour par fort soleil. Une catégorie 2 peut suffire lorsque la lumière est modérée. N’utilisez jamais une catégorie 4 au volant et retirez vos surlunettes quand la luminosité devient faible.
Comment éviter que les surlunettes rayent mes lunettes de vue ?
Choisissez un modèle dont les dimensions intérieures laissent quelques millimètres de jeu autour de votre monture. Assurez-vous, lors de l’essayage, que les verres ne se touchent jamais. Nettoyez aussi les deux paires avant de les superposer pour éliminer les grains abrasifs.
Les verres photochromiques remplacent-ils une surlunette de soleil ?
Ils peuvent être très pratiques à pied, car ils s’assombrissent au soleil sans changer de paire. En voiture, la plupart réagissent moins fortement derrière le pare-brise, qui bloque une part importante des UV. Une surlunette reste souvent plus efficace pour l’éblouissement routier.
Cet article est publié par La rédaction de Mamabea à titre d’information générale. Il ne remplace ni un diagnostic, ni un devis, ni l’avis d’un professionnel qualifié. Prix, réglementations et disponibilités évoluent : vérifiez-les avant toute décision. Notre charte éditoriale.



