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Cinq conseils pratiques pour réduire votre consommation d’énergie dès le mois d’octobre

Octobre est le bon moment pour reprendre la main avant les premières longues périodes de chauffage. Un réglage précis, quelques vérifications et des habitudes ciblées évitent de chauffer inutilement. Voici les actions les plus rentables, des gestes gratuits aux petits équipements utiles.

Main réglant un thermostat près d’un radiateur et de volets fermés
Main réglant un thermostat près d’un radiateur et de volets fermés

En octobre, repérez d’abord ce qui consomme vraiment

Quand les températures baissent, le chauffage devient rapidement le premier poste d’énergie d’un logement. Avant de changer vos habitudes, notez votre index de compteur ou consultez votre suivi quotidien chez votre fournisseur. Relevez aussi la température de deux ou trois pièces, le matin et le soir, avec un petit thermomètre posé loin d’un radiateur et d’une fenêtre.

Une semaine suffit pour repérer un chauffage lancé trop tôt, une pièce maintenue chaude alors qu’elle est vide ou un ballon d’eau chaude très sollicité. Comparez des journées de météo proche : la consommation varie naturellement avec le froid, mais une hausse brutale sans raison visible mérite une vérification.

Les repères à garder en tête

19 °C

température de référence d’une pièce de vie occupée

17 °C

repère utile pour une chambre pendant la nuit

22 °C

salle de bains, seulement pendant son utilisation

≈ 7 %

ordre de grandeur économisé par degré de chauffage en moins

Conseil n° 1 : programmez le chauffage pièce par pièce

Le geste le plus rentable consiste à chauffer au bon niveau, au bon moment. Réglez les pièces de vie à 19 °C lorsqu’elles sont occupées, les chambres autour de 17 °C la nuit et la salle de bains à 22 °C juste avant son usage. Un couloir, une entrée ou une chambre d’amis inoccupée peuvent rester plus frais, en évitant toutefois de descendre durablement à des niveaux favorisant l’humidité.

Si vous avez des robinets thermostatiques, choisissez une consigne cohérente dans chaque pièce plutôt que d’ouvrir tous les radiateurs au maximum. Ne coupez pas complètement le chauffage chaque matin en période froide : une baisse modérée pendant les absences, puis une reprise programmée, est généralement plus confortable et plus facile à maîtriser.

Réglages simples à adopter dès octobre
Zone du logementTempérature cibleQuand la maintenir
Séjour, cuisine19 °CPendant l’occupation
Chambre adulte17 °CLa nuit
Salle de bains22 °CPendant la toilette
Couloir, entrée16 à 17 °CSelon l’usage
Absence de quelques heures-2 à -3 °CSans couper totalement

Faites glisser le tableau horizontalement pour tout voir.

Thermostat programmable ou réglage manuel ?

Thermostat programmable

À privilégier si vos horaires sont réguliers

Points forts
Abaissement automatique la nuit et en journéeMoins d’oublis au départ du travailRéglage fin selon les jours de la semaine
Limites
Coût d’achat et parfois d’installationProgrammation à ajuster après quelques jours

Réglage manuel

Suffisant dans un petit logement très occupé

Points forts
Aucun achat nécessaireSimple avec des robinets thermostatiques
Limites
Oublis fréquentsPeu adapté aux absences variables

Conseil n° 2 : éliminez les courants d’air, sans bloquer l’air neuf

Une sensation de froid près d’une porte, d’une fenêtre ou d’un coffre de volet roulant incite souvent à augmenter le thermostat. Cherchez d’abord le passage d’air à la main, par temps venteux. Contrôlez les joints de fenêtres écrasés, le jour sous la porte d’entrée, les trappes donnant sur des combles et les passages de tuyaux.

Un joint adhésif en mousse ou en caoutchouc coûte couramment 5 à 20 € et se pose sur un support propre, sec et dégraissé. Pour une porte donnant directement dehors ou sur un local froid, un bas de porte à brosse ou à lame souple coûte souvent 10 à 30 €. Mesurez le jour avant l’achat : un joint trop épais empêche la fermeture et s’écrase vite.

Traquer une fuite d’air en 30 minutes

  1. Faites le tour par temps frais

    Passez la main lentement autour des ouvrants, des coffres de volets et des portes. Notez les zones froides et les rideaux qui bougent sans fenêtre ouverte.

  2. Nettoyez avant de poser un joint

    Lessivez puis séchez le cadre. Coupez le joint à la bonne longueur sans l’étirer, sinon il se rétracte après quelques jours.

  3. Testez la fermeture

    Fermez la fenêtre ou la porte plusieurs fois. Elle doit rester facile à manœuvrer et se verrouiller normalement.

  4. Contrôlez après une nuit froide

    Vérifiez si la sensation de courant d’air a disparu. Si l’humidité augmente sur les vitres, cherchez un défaut de ventilation plutôt que de calfeutrer davantage.

Conseil n° 3 : utilisez les volets et les rideaux comme une couche isolante

Ouvrez volets, stores et rideaux le matin sur les façades ensoleillées. Même en octobre, les apports solaires peuvent réchauffer une pièce exposée au sud ou à l’ouest. Dès que la lumière baisse, fermez les volets puis les rideaux : vous créez une lame d’air qui réduit la sensation de paroi froide près du vitrage.

Évitez en revanche de laisser un rideau long devant un radiateur. La chaleur monte derrière le tissu, le thermostat peut mal réagir et la pièce est moins bien chauffée. Si un radiateur est placé sous une fenêtre, gardez un espace entre le rideau et l’appareil.

Les films réfléchissants derrière les radiateurs ont un intérêt limité mais réel sur un mur extérieur non isolé. Comptez environ 10 à 25 € le rouleau pour traiter plusieurs radiateurs. Ils ne compensent pas une façade froide ni une isolation absente : considérez-les comme un petit complément, pas comme des travaux d’isolation.

Conseil n° 4 : réduisez l’eau chaude et les usages électriques qui chauffent inutilement

En automne, le sèche-linge, les douches longues et la cuisson au four pèsent davantage lorsque les fenêtres restent fermées et que le chauffage recommence. Pour le linge courant, un cycle à 30 °C et un essorage adapté réduisent l’électricité consommée. Faites sécher sur un étendoir dans une pièce ventilée, sans le coller à un radiateur : cela ralentit le chauffage de la pièce et augmente l’humidité.

Pour l’eau chaude, raccourcir une douche de quelques minutes est souvent plus efficace que de traquer les veilles de chaque appareil. Installez un pommeau économe si la pression est élevée : comptez environ 15 à 50 €, en vérifiant sa compatibilité avec votre chauffe-eau et votre confort de rinçage. Un mousseur sur un robinet peut aussi réduire le débit, mais ne convient pas à tous les usages de cuisine.

Conservez la température de stockage recommandée par le fabricant de votre ballon d’eau chaude : la baisser au hasard peut poser des problèmes d’hygiène et de confort. Si votre ballon est programmable, faites plutôt coïncider sa chauffe avec votre contrat électrique et vos besoins réels. Pour les appareils électroniques, une multiprise à interrupteur coupe facilement les veilles du coin télévision ou du bureau quand personne ne les utilise.

Conseil n° 5 : faites de la consommation une routine familiale visible

Les économies durent quand les règles sont simples et observables. Choisissez trois habitudes pour le foyer : fermer les volets le soir, limiter la durée des douches et éteindre complètement les écrans du salon. Inutile d’imposer dix consignes à la fois : elles seront vite oubliées.

Affichez une petite fiche près de l’entrée ou du tableau électrique, puis vérifiez chaque dimanche la consommation de la semaine. Avec un compteur communicant, le suivi proposé par le fournisseur ou le gestionnaire de réseau permet souvent de comparer les journées. Cherchez les écarts importants plutôt que la perfection : une hausse après l’arrivée d’un invité ou une lessive exceptionnelle n’est pas un échec.

Se couvrir légèrement, bouger un peu ou boire une boisson chaude améliore aussi le ressenti lors d’un moment immobile. Cela ne remplace pas un chauffage adapté, mais peut éviter d’augmenter la consigne d’un degré pour un inconfort ponctuel. En cas de fatigue, de froid persistant ou de personne fragile à la maison, privilégiez toujours le confort thermique approprié.

Quels achats valent le coup avant l’hiver ?

Commencez par les solutions peu coûteuses si vous avez identifié un besoin précis. Un thermomètre d’ambiance, des joints et un programmateur bien réglé apportent souvent plus qu’un gadget connecté. Les gros travaux, eux, doivent être décidés après un diagnostic : changer des fenêtres sans traiter les murs, le toit ou la ventilation n’offre pas toujours le résultat espéré.

Dans un logement en copropriété avec chauffage collectif, ne modifiez pas les robinets ou l’équilibrage de l’installation sans l’accord du syndic ou du gestionnaire. Signalez plutôt les radiateurs froids, bruyants ou très inégalement chauds. Un purgeur, un déséquilibre hydraulique ou une régulation collective mal réglée peuvent expliquer une surconsommation.

Priorités d’achat selon votre situation
SolutionBudget indicatifIntérêt principal
Thermomètre d’ambiance5 à 20 €Vérifier la température réelle
Joints et bas de porte15 à 50 €Stopper les fuites localisées
Pommeau de douche économe15 à 50 €Réduire eau chaude et eau
Thermostat programmable50 à 250 €Automatiser les absences
Rideaux épais30 à 150 €Améliorer le confort près des vitrages
Isolation ou changement de chauffagePlusieurs milliers d’€À étudier avec un professionnel

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Avant les premiers froids, entretenez l’installation

Dépoussiérez les radiateurs et laissez au moins 15 à 20 cm devant eux pour que l’air chaud circule. Ne les recouvrez ni de linge ni de meuble. Si un radiateur est froid en haut, chaud en bas ou produit des gargouillis, une purge peut être nécessaire ; suivez la notice de l’installation, car la manipulation diffère selon le chauffage individuel ou collectif.

Pour une chaudière individuelle, l’entretien périodique par un professionnel est encadré par la réglementation française et doit généralement être réalisé chaque année pour les appareils concernés. Gardez l’attestation. Une pompe à chaleur, un poêle ou un conduit de fumée demandent aussi un suivi adapté au modèle et aux règles locales : un artisan qualifié pourra contrôler la sécurité, le rendement et les réglages.

Votre contrôle énergie de début octobre

  • Thermostat réglé selon l’usage réel de chaque pièce
  • Programmation testée sur une journée de travail ou d’absence
  • Joints des fenêtres et portes inspectés, sans bloquer la ventilation
  • Volets et rideaux fermés chaque soir, radiateurs dégagés
  • Consommation relevée pendant au moins sept jours
  • Entretien du système de chauffage planifié ou vérifié

Questions fréquentes

Peut-on baisser le chauffage à 16 °C dans toutes les pièces pour économiser ?

Ce réglage convient rarement à toutes les pièces occupées. 16 °C peut convenir à une entrée ou à une pièce peu utilisée, mais une pièce de vie est généralement plus confortable autour de 19 °C. Tenez compte des occupants fragiles et surveillez l’apparition de condensation ou d’humidité.

Combien peut-on économiser en baissant le chauffage d’un degré ?

L’ordre de grandeur couramment retenu est d’environ 7 % d’énergie de chauffage en moins pour 1 °C de consigne abaissé. Le résultat réel dépend fortement de l’isolation, de la météo, du système de chauffage et du temps passé dans le logement. Vérifiez-le sur vos relevés plutôt que de compter sur un chiffre fixe.

Faut-il couper le chauffage quand on s’absente la journée ?

Pour une absence de quelques heures, un abaissement de 2 à 3 °C est souvent plus pertinent qu’un arrêt complet. Le logement ne refroidit pas autant, et le retour à une température confortable est plus simple. Pour une absence prolongée, utilisez le mode absence ou hors-gel prévu par votre appareil.

Les films réfléchissants derrière les radiateurs sont-ils efficaces ?

Ils peuvent réduire une petite partie des pertes lorsque le radiateur est placé contre un mur extérieur non isolé. Leur coût est faible, mais leur effet reste modeste et ne remplace ni une isolation du mur ni un réglage correct du chauffage. Ils sont peu utiles sur une cloison intérieure ou un mur déjà bien isolé.

Faut-il fermer les volets même quand il fait gris en octobre ?

Oui, une fois la nuit tombée ou lorsqu’il n’y a plus d’apport solaire utile. Les volets fermés ajoutent une barrière face au vitrage froid et améliorent le confort près des fenêtres. En journée, ouvrez-les sur les façades lumineuses afin de profiter de la lumière naturelle et des éventuels apports du soleil.

Quand faire appel à un professionnel pour une surconsommation d’énergie ?

Contactez un artisan qualifié si la chaudière se met en sécurité, si vous sentez une odeur anormale, si des radiateurs restent froids malgré les réglages ou si l’humidité s’installe. Un professionnel est aussi utile avant de financer une isolation, un changement de chaudière ou une pompe à chaleur. Demandez un diagnostic et plusieurs devis comparables.

Cet article est publié par La rédaction de Mamabea à titre d’information générale. Il ne remplace ni un diagnostic, ni un devis, ni l’avis d’un professionnel qualifié. Prix, réglementations et disponibilités évoluent : vérifiez-les avant toute décision. Notre charte éditoriale.